Art Contemporain
Installations sculpturales et assemblages organiques

Dans cette série d’œuvres, Delphine Sénéchal développe une recherche autour du vivant, du territoire et de la mémoire à travers des installations sculpturales composées de matériaux organiques, textiles et minéraux.
Branches, racines, laine, fils, tissus, pierres et structures métalliques deviennent les éléments d’un langage plastique fondé sur le geste : nouer, tendre, relier, envelopper, assembler. La matière n’est pas seulement utilisée pour construire une forme ; elle porte une mémoire, une trace, une tension.
Ces œuvres interrogent les liens invisibles entre corps, paysage et territoire. Elles déploient la sculpture au-delà de l’objet, dans l’espace mural, au sol ou par l’ombre portée. Le fil y devient à la fois structure, circulation, cartographie et langage sensible.

1. Racines
Installation sculpturale — branches, racines, pierre, laine, fils, bois
Racines est une installation sculpturale qui articule matière organique, structure et dessin dans l’espace. Élevée sur une architecture métallique, la forme composée de branches, racines et éléments minéraux acquiert une présence totémique, entre figure végétale, corps fragmenté et organisme en tension.
Les fils et la laine, tendus et noués, prolongent la sculpture au sol et construisent un réseau de liens. Ils évoquent les systèmes racinaires, les circulations invisibles et les connexions entre mémoire, territoire et vivant. L’ombre portée, partie intégrante de l’œuvre, dédouble la forme et révèle une présence fragile, presque spectrale.
Par l’assemblage de matériaux bruts et la mise en tension textile, Racines interroge les équilibres précaires du vivant, entre ancrage, résistance et transformation.

2. Confluence
Installation sculpturale murale — branches, textiles, laine, fils, cuivre, matériaux de réemploi
Confluence est une installation sculpturale murale inspirée par la rencontre du Rhône et de la Saône. À travers l’association de branches, textiles, laine, fils tendus et matériaux de réemploi, l’œuvre déploie une cartographie sensible du territoire, entre paysage, réseau et organisme vivant.
La branche devient ligne de circulation, rive ou cours d’eau, tandis que les fils bleus dessinent une trame fragile de points d’ancrage, de tensions et de passages. Ils évoquent les flux hydrologiques, les connexions invisibles et les mémoires qui traversent les lieux.
Les textiles enveloppent et prolongent la forme végétale, introduisant une dimension de réparation, de transmission et de dépôt. Par son déploiement mural, Confluence interroge le fleuve comme espace de relations, de traces et de transformations du vivant.

